Emile Nounagnon HOUNGBO

POINTS FORTS

  • Agroéconomiste & Spécialiste du développement durable
  • Analyste du développement agricole
  • Ecrivain
  • Auteur de plus de 30 articles scientifiques
  • Expert de l’Evaluation pour la Sécurité Alimentaire, l’Agriculture et le Développement rural de la FAO (EVAL-ForwARD)
  • Président de la Plateforme panafricaine “Ecosystem-Based Adaptation for Food Security in Africa (EBAFOSA)” du PNUE, Branche nationale du Bénin
  • Membre, Comité National de Mise en Place des Indications Géographiques (CoNaMP-IG) au Bénin.
  • Point Focal au Bénin du Programme Thématique de Recherche “Gouvernance et Développement” du CAMES
  • Evaluateur de plusieurs revues scientifiques, dont: Annales des Sciences Agronomiques, Int. Joun. Biol. Chem. Sci., VertigO, Bulletin de la Recherche Agronomique du Bénin 

CONTACT INFORMATION

05 B.P. 774 Cotonou, Benin

Cell: (229) 67 76 37 22

E-Mail: [email protected]

[email protected]

EDUCATION

  • Doctorat Unique, Université d’Abomey-Calavi, 2008, Spécialisation: Socioéconomie, environnement et développement durable
  • DEA, Université d’Abomey-Calavi, 2005, Spécialisation: Socioéconomie, environnement et développement durable
  • Diplôme d’Ingénieur agronome, Université d’Abomey-Calavi, 1996, Spécialisation: Economie et sociologie rurales
  • Baccalauréat BG, CEG Akpakpa-Centre, Cotonou, Benin, 1990, Spécialisation : Biologie-Géologie, Mathématiques & Sciences physiques

COMPETENCES, EXPERTISE AND DOMAINES DE RECHERCHE

  • COMPETENCES & EXPERTISE

Analyse économique, Analyse de la pauvreté et du développement, Elaboration, suivi et évaluation des projets, Développement agricole et Analyse de la sécurité alimentaire, Planification stratégique, Cadre logique, Didactique & Pédagogie.

  • DOMAINES DE RECHERCHE

Agriculture durable, Agriculture basée sur les écosystèmes, Agroforesterie, Agronomie, Ecologie appliquée, Agrobiodiversité & Conservation.

REGION GEOGRAPHIQUE D’EXPERIENCE

Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Kenya, Mali, Nigeria, Sénégal, Togo, Italie, France, Israël.

EXPERIENCE EN MATIERE DE PROJETS DE RECHERCHE

  • Projets de recherche nationaux (Palmiers sauvages, Pyriculariose, Mouches de fruit, PPAAO, etc.)
  • Projets des organismes internationaux de recherche (CGF, IFS, PIFSAP, etc.)

AFFILIATIONS PROFESSIONNELLES

  • Président de “Ecosystem-Based Adaptation for Food Security in Africa (EBAFOSA)” du PNUE, Branche nationale du Bénin.
  • Coordonnateur de l’Unité de recherche de l’Université Africaine de Développement Coopératif (UR-UADC), Institution d’intégration régionale.
  • Coordonnateur national pour le Bénin du projet “Mille Jardins agroécologiques en Afrique” de la Fondation Slow Food pour la Biodiversité (Italie).
  • Membre du Comité National de Mise en Place des Indications Géographiques (CoNaMP-IG) au Bénin.

DISTINCTIONS REÇUES

  • 2013 : Sélection pour la participation à la Conférence sur la foire aux savoirs sur la consolidation de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest, Ouagadougou (Burkina Faso), 5-7 novembre 2013, Thème : Initiative « Mille Jardins en Afrique » au Bénin.
  • 2009: Sélection pour participation au « World Congress of Agroforestry 2009 », Nairobi (Kenya) du 23 au 28 août 2009. Thème: “Poverty and agroforestry adoption: the cases of Mucuna pruriens and Acacia auriculiformis in Godohou village (Southern Benin)”.
  • 2003 : Lauréat de la bourse de recherche de la FIS (Fondation Internationale pour la Science, Suède), Thème : « Déterminants socio-économiques de la persistance de l’agriculture minière en zones à forte pression foncière du sud Bénin ».
  • 2002 : Lauréat du Fonds compétitif pour la recherche agricole – Exercice 2002 de l’INRAB (Institut National des Recherches Agricoles du Bénin), Thème : « Analyse des coûts d’opportunité de l’adoption de la jachère à Mucuna pour les paysans du bas Bénin ».
  • 1999: Sélection par l’IPALAC (Israël) pour la participation à la Conference scientifique international sur “Combating desertification with plants”, Beer Sheva – Israel, Topic: “The obstacles to the adoption of cover crops: The Mucuna in Benin”.

PUBLICATIONS 

  • Houngbo, N. E. 2015. Diversité et critères d’adoption des cultivars de maïs (Zea mays L.) dans le village Zounnou, Centre Bénin, Journal of Applied Biosciences 96 : 9094-9101http://www.ajol.info/index.php/jab/article/view/129189
  • Houngbo, N. E., Abiola, A., Adandonon, A. 2015. Contraintes liées au développement de la culture du taro (Colocasia esculenta) au sud-Bénin, International Journal of Neglected and Underutilized Species (IJNUS) (2015) 1 :1-9.
  • Houngbo, N. E., 2013. Socioéconomie du déclin de la production cotonnière au Bénin: Cas du village Kodji (Centre Bénin), Agronomie Africaine 25(2) : 187-193, http://www.ajol.info/index.php/aga/article/view/99319
  • Houngbo, N. E.; Djègo, J.; Orékan, V.; Lougbégnon, T.; Mongbo, R. & Sinsin, B., 2013. Could sacredness contribute to forest conservation in African urban areas? Annales des Sciences Agronomiques 17(1): 1-10, http://www.ajol.info/index.php/asab/article/view/106722
  • Djihinto, C.A., Hougni, A., Houngbo, N. E., Katary, A., Bokonon-Ganta, H. A. 2013. Insecticide resistance fitness cost and resistance stability, International Journal of Tropical Agriculture and Food Systems 7(1): 17–29http://www.ajol.info/index.php/index/browse/category?categoryId=5
  • Houngbo, N. E.; Floquet, A. & Sinsin, B., 2012. “Poverty and Agroforestry Adoption : The Cases of Mucuna pruriens and Acacia auriculiformis in Godohou Village (Southern Benin)”, Journal of Life Sciences 6 (2012) 794-800, USA.
  • Houngbo, N. E. 2014. Pour une agriculture au service de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique, Bulletin de veille Inter-réseaux développement rural n°251, p5 & Blog de FARM (19/12/2014). http://www.fondation-farm.org/zoe.php?s=blogfarm&w=wt&idt=1851

 

More athttps://www.researchgate.net/profile/HOUNGBO_E

 

Date de la dernière mise à jour: 27 Septembre 2018

 


Dynamique de pauvreté et pratiques agricoles de conservation de l’environnement en milieu rural africain : Le cas du plateau Adja au sud Bénin

Thèse de Doctorat: 

Emile HOUNGBO (2008). Dynamique de pauvreté et pratiques agricoles de conservation de l’environnement en milieu rural africain : Le cas du plateau Adja au sud Bénin. Doctorat unique de l’Université d’Abomey-Calavi.

 

RESUME: L’influence de la pression démographique sur la production agricole et l’environnement demeure controversée. D’un côté, les pessimistes principalement représentés par MALTHUS (1798), pensent que la pression démographique ne peut engendrer que des effets négatifs sur la production agricole et conduire à la famine et l’exode rural. De l’autre côté, les optimistes principalement représentés par BOSERUP (1970) pensent que la pression démographique est un facteur essentiel pour le progrès technique et l’intensification agricole. En effet, bien qu’en général l’évolution démographique et alimentaire en Afrique présente une allure malthusienne, comme c’est le cas de Yatenga au Burkina Faso, du pays Serer au Sénégal et du plateau Adja au Bénin, il a été quand même observé des évolutions de type boserupien, comme c’est le cas du pays Bamiléké au Cameroun et du district de Machakos au Kenya. La question est de savoir s’il est encore possible de présager en Afrique d’une évolution généralisée suivant la thèse plus optimiste de BOSERUP (1970) et à quelles conditions.
C’est pour contribuer à ce débat scientifique que cette thèse développe une position intermédiaire entre la théorie de MALTHUS et celle de BOSERUP. Elle démontre qu’en situation de pression foncière, l’état de bien-être des producteurs est un déterminant du développement des pratiques agricoles améliorantes et de l’amélioration de la productivité agricole. La pression foncière n’induit pas ipso facto le changement technologique et le développement agricole. La pauvreté chronique des producteurs est le principal obstacle à la réalisation de l’effet positif de la pression foncière sur l’agriculture et l’environnement. Le développement agricole et l’amélioration de la qualité de l’environnement suivent la thèse de MALTHUS si le taux de pauvreté chronique au sein des agriculteurs est élevé et suivent la thèse de BOSERUP quand ce taux de pauvreté chronique est faible. La pression foncière ne peut conduire à l’accroissement de la productivité des terres que si le taux de pauvreté chronique au sein des ménages agricoles est faible.
Cette étude a porté sur la zone de forte pression foncière qu’est le plateau Adja au Sud-Ouest du Bénin. L’objectif général est d’analyser la pauvreté et ses interactions avec la mise en œuvre des pratiques agricoles de conservation de l’environnement dans la zone. A partir de 122 ménages sélectionnés dans les six Communes que couvre le plateau Adja, l’analyse des données recueillies permet de dégager que :
i) Les pratiques agricoles de conservation (PAC) et principalement les technologies de jachère améliorée, améliorent la probabilité des ménages pauvres de sortir de la pauvreté et celle des ménages non pauvres de conserver leur niveau de vie.
ii) L’intensité moyenne de la mise en œuvre des PAC des ménages non pauvres est significativement supérieure à celle des ménages pauvres : 0,506 contre 0,282.
iii) La pauvreté sur le plateau Adja est à dominance transitoire (36,9%), mais le taux de pauvreté chronique est aussi élevé et atteint 28,7%. La pauvreté chronique est due à des chocs négatifs occasionnant des dépenses répétées ou affectant la capacité de production du ménage (maladies, décès, déficit de ressources/actifs, normes sociales défavorables, ..). La pauvreté transitoire est plutôt due à des chocs brusques/temporaires réduisant la capacité financière du ménage (non paiement du coton-graines, sécheresse, inondation, …).
iv) La forme de pauvreté dépend : – de la localisation géographique du ménage. Le plus fort taux de pauvreté chronique s’observe dans la Commune de Dogbo (69,57%), suivie de celle de Toviklin (42,86%); – du sexe du chef de ménage. Le taux de pauvreté chronique est plus élevé chez les ménages dirigés par les femmes (47,06%) que chez les ménages dirigés par les hommes (25,71%); – du nombre de champs possédés par le ménage. Le plus fort taux de pauvreté chronique s’observe chez les ménages ayant 2 champs ou moins.
v) L’intensité moyenne de la mise en œuvre des PAC est significativement plus basse chez les ménages pauvres chroniques que chez les ménages pauvres transitoires : 0,367 contre 0,501.
vi) La diminution des indices de pauvreté sur le plateau Adja sur la période 2000-2007 s’est traduite par une augmentation significative de l’incidence de la mise en œuvre des PAC qui est passée de 1,142 ha par ménage en 2000 à 1,505 ha par ménage en 2007. Pour permettre aux producteurs agricoles de développer une agriculture durable dans cette situation de pression foncière, il urge de réduire ou d’éliminer la pauvreté chronique en leur sein en rendant l’agriculture véritablement profitable.
Mots clés : Dynamique de pauvreté, pratiques agricoles de conservation, plateau Adja, Bénin.