Ecologie des arbres isolés dans les savanes tropicales: modélisation de la distribution des espèces végétales et de la colonisation de nouveaux habitats grâce à la dissémination sur longue distance et la facilitation

Thèse de Doctorat:

Akomian Fortuné AZIHOU (2013). Ecologie des arbres isolés dans les savanes tropicales: modélisation de la distribution des espèces végétales et de la colonisation de nouveaux habitats grâce à la dissémination sur longue distance et la facilitation. University of Abomey-Calavi, Benin. 162 pages.

Directeur de thèse: Prof. Brice SINSIN.

 

Résumé: Les savanes couvrent le cinquième de la superficie des continents et font partir des écosystèmes les plus vulnérables aux changements futures de l’occupation des sols et du climat. En Afrique tropicale, les savanes sont traversées par des galeries forestières qui se développent le long des cours d’eau. Un examen détaillé des facteurs qui structurent les communautés savanicoles est indispensable à l’orientation des efforts de conservation. La présente étude vise à (i) prédire l’isolement spatial des arbres à partir des modes de distribution des espèces ligneuses suivant le gradient forêt galerie-savane ; (ii) évaluer l’efficacité des individus d’espèces forestières isolés en savane à faciliter la germination et la croissance des espèces ligneuses forestières sous leur ombrage ; (iii) analyser l’importance relative des caractéristiques morphologiques, de la dissémination, de l’amélioration du microenvironnement et des interactions biotiques dans la prédiction du recrutement des espèces forestières sous les arbres isolés ; (iv) évaluer l’importance des caractéristiques fonctionnelles et du pool régional d’espèces dans la prédiction de la dissémination sur longue distance dans les écosystèmes de savane ; et (v) prédire l’isolement spatial et le processus de colonisation à partir de la distribution spatiale des arbres, juvéniles et plantules dans les peuplements grégaires.

L’introduction générale présente de manière succincte l’écologie des savanes avec un accent particulier sur les théories de facilitation et dissémination sur longue distance dans les communautés végétales. Il décrit également les objectifs de recherche et l’organisation de la thèse. Le chapitre 1 décrit la Réserve de Biosphère de la Pendjari qui a servi de milieu d’étude aux travaux de recherches entrepris dans le cadre de cette thèse.

Dans le chapitre 2, l’analyse des taxons indicateurs de seuils écologiques (TITAN) a été utilisée pour identifier les changements brusques dans la distribution des espèces ligneuses et détecter l’existence d’arbres isolés à l’interface forêt galerie-savane. Le gradient spatial utilisé prédit la composition floristique des relevés avec une corrélation de 0,595. Toutefois, sa précision est localement modifiée par le passage des feux de végétation et les propriétés physiques du sol qui couvrent plus de 30 % des résidus. La distribution des espèces ligneuses de forêt galerie et de savane ne se recoupe pas. En évoluant des galeries forestières vers la savane, la densité des espèces savanicoles augmente graduellement alors que toutes les espèces forestières deviennent rares à 120 m des cours d’eau, au-delà de la largeur des forêts galeries. Les espèces forestières qui montrent une telle tendance pourraient avoir des individus isolés en savane qui joueraient un rôle crucial dans la dynamique de l’écotone.

Le chapitre 3 est consacré à l’identification des individus isolés d’espèces forestières en savane. Les travaux réalisés visent à tester les hypothèses d’effet d’ombrage et de Janzen-Connell sous les arbres isolés ainsi qu’à modéliser les relations entre la superficie de la couronne des arbres isolés et la densité des plantules et juvéniles. Parmi des huit espèces forestières possédant des individus isolés en savane, seuls les arbres de Daniellia oliveri et Khaya senegalensis avaient un effet d’ombrage et facilitaient le recrutement des plantules à l’étape de juvéniles avec des taux de survie estimés respectivement à 0,044 et 0,578. Le microenvironnement sous les arbres isolés devient de moins en moins favorable au fur et à mesure que les plantules se développent avec une absence des effets de Janzen-Connell. La relation de neutralité qui existe entre les plantules et la superficie de la couronne des arbres isolés devient positive à l’étape de juvénile. L’espèce à laquelle appartient l’arbre isolé et la superficie de la couronne expliquent moins de 20 % de la variance totale, suggérant l’existence d’autres variables explicatives de la relation arbre isolé- plantules bénéficiaires.

Dans le chapitre 4, plusieurs modèles ont été ajustées pour identifier les meilleurs modèles prédictifs des interactions positives plante-plante entre les arbres isolés et leurs protégés. Ainsi, le nombre de plantules et de juvéniles d’espèces forestières a été dénombré sous 91 arbres isolés. Les variables indépendantes comprennent : le diamètre à hauteur de poitrine, la hauteur totale et la superficie de la couronne des arbres isolés, la hauteur de la végétation autour de l’arbre isolé, la distance entre l’arbre isolé et le cours d’eau le plus proche, la hauteur et la superficie de base des termitières, le recouvrement des graminées et le nombre d’arbres de savanes, de jeunes arbres d’espèce forestière, de plantules et de juvéniles d’espèces savanicoles sous les arbres isolés. Les données ont été analysées avec la régression binomiale négative suivie de la sélection des meilleurs modèles avec le critère d’information de Akaike. L’abondance des juvéniles d’espèces de savane, la hauteur des termitières et la hauteur totale des arbres isolés ont été identifiées comme les variables explicatives les plus importantes dans la prédiction de l’abondance des plantules et juvéniles d’espèces forestières sous les arbres isolés. L’abondance des plantules d’espèces savanicoles et la distance qui sépare l’arbre isolé du cours d’eau le plus proche expliquent le mieux l’abondance des plantules appartenant à la même espèce (conspécifique) ou à une espèce différente (hétérospécifique) de celle de l’arbre isolé. L’abondance des juvéniles d’espèces savanicoles est un important indicateur de l’amélioration du microenvironnement sous les arbres isolés. Les mécanismes abiotiques et biotiques favorables à l’installation (plantule) le demeurent également à la persistance (juvénile). Les plantules et juvéniles appartenant ou non à la même espèce que l’arbre isolé ont des réponses similaires à la dissémination, à l’amélioration du microenvironnement par les termites et à l’interaction avec les espèces ligneuses de savane. L’accumulation du recrutement de juvéniles sous les arbres isolés aboutira au développement de bouquets de communautés forestières dans la savane. Toutefois, les analyses précédentes ne permettent pas de prédire la composition floristique des bénéficiaires sous les arbres isolés.

Le chapitre 5 évalue la contribution relative des caractéristiques fonctionnelles et de la densité des espèces dans le paysage à la prédiction de la dissémination sur longue distance en direction des arbres isolés. Il teste les théories de coexistence dans les communautés végétales, particulièrement comment l’équilibre dynamique compétition/dissémination pourrait expliquer la phytosociologie dans les écosystèmes savanicoles. La hauteur maximale que peut atteindre les espèces explique l’essentiel de leur aptitude à coloniser de nouveaux habitats. Les syndromes de dissémination par le vent et les oiseaux expliquent très peu l’aptitude à coloniser. Les espèces rares dans les galeries forestières possèdent une grande aptitude à coloniser l’ombrage des arbres isolés à travers la dissémination sur longue distance tandis que les espèces abondantes en forêt galerie possèdent une aptitude remarquable de persistance. Contrairement aux prédictions de la théorie sur l’effet positif de la taille des semences sur la survie des plantules, les espèces possédant de petites semences dominent la communauté des juvéniles. Aux étapes de colonisation et de persistance, l’augmentation de la distance de dissémination réduit la probabilité que les semences atterrissent au microenvironnement favorable localisé sous la canopée des arbres isolés. Ces résultats révèlent la dépendance de la dissémination sur longue distance et des processus subséquents de colonisation et de persistance vis-à-vis des caractéristiques fonctionnelles qui favorisent la dissémination par une variété de vecteurs.

Les chapitres 3 à 5 ont porté sur les espèces dicotylédones possédant des individus isolés en savane. Le chapitre 6 se focalise sur le rônier (Borassus aethiopum), la seule espèce monocotylédone et dioïque qui possèdent également des individus isolés. Ce chapitre porte sur la distribution spatiale de l’espèce ainsi que la potentielle convergence entre la distribution spatiale en peuplements grégaires et l’isolement spatial des individus adultes. La position des individus de palmier rônier à trois stades de développement avec distinction des sexes à l’âge adulte a été cartographiée en même temps que les autres espèces ligneuses et les termitières retrouvées dans les peuplements. La fonction de corrélation spatiale entre pairs d’individus a été utilisée pour les analyses spatiales. Les juvéniles de B. aethiopum sont rares dans les peuplements ; ce qui indique l’existence de goulot d’étranglement pour la survie de l’étape plantule à celle de juvénile. Les plantules ont une distribution grégaire alors que les adultes sont aléatoirement distribués ou grégaires. Tous les stades de développement présentent une distribution spatiale indépendante des termitières. La ségrégation spatiale des sexes est également absente. Les plantules se répartissent indépendamment de la position des femelles ; ce qui suggère la prévalence de la dissémination par zoochorie qui pourrait expliquer l’existence d’individus isolés. Tous les sexes sont représentés dans des proportions égales parmi les individus isolés. Toutefois, les plantules sont plus abondantes autour des arbres isolés de sexe femelle. A partir de ces résultats, un scénario simplifié de l’isolement spatial des pieds de rônier a été proposé. La dissémination des semences sur longue distance par les éléphants et les babouins accroît la probabilité que les semences parcourent de longues distances, germent et se développent en individus adultes loin des peuplements grégaires. Le blocage démographique remarqué au stade de juvénile empêche le développement de jeunes individus autour des rôniers isolés y compris les femelles. De nouvelles études utilisant les marqueurs moléculaires et les tests de parenté sont nécessaires pour tester la provenance des plantules retrouvés autour des rôniers mâles isolés et ‘l’effet de secours’ provenant des peuplements grégaires.

La dernière partie de la thèse discute les principaux résultats obtenus, leur contribution à la littérature, les implications pour la conservation et les perspectives d’avenir en matière de recherche. Les arbres isolés et la dissémination à partir du pool régional d’espèces pourraient être utilisés dans la restauration des forêts dégradés pour favoriser le développement des espèces cibles et réduire la durée des travaux. L’utilisation de la nucléation à partir des bouquets de forêt constitue également une stratégie de restauration prometteuse qui peut accélérer le développement des forêts à un degré similaire à la mise en place de plantation tout en étant plus économique. Les recherches futures devront aller plus loin que de prouver l’existence de la facilitation en se focalisant sur les impacts évolutifs de la facilitation dans les savanes africaines. Ceci nécessite l’intégration de données à long terme aux données spatiales ainsi que l’utilisation de nouvelles méthodes d’étude de la dissémination sur longue distance (marqueurs moléculaires, isotopes stable, coloration fluorescente) ainsi que son implication sur les théories de métapopulations et de métacommunautés végétales.

 


Akomian Fortuné AZIHOU

PRESENTATION

  • Maître-assistant, Faculté des Sciences Agronomiques, Université d’Abomey-Calavi
  • Responsable des séminaires scientifiques, Laboratoire d’Ecologie Appliquée
  • Responsable de l’utilisation des drones en écologie, Laboratoire d’Ecologie Appliquée
  • Auteur de 25 publications scientifiques
  • Superviseur de 10 doctorants, 15 étudiants en Master et 3 étudiants en Licence
  • Membre de sociétés scientifiques telles que la Commission Mondiale des Aires Protégées, l’Association Internationale de l’Ecologie du Paysage
  • Evaluateur des publications soumises à plusieurs revues scientifiques dont Forest Ecology and Management, Restoration Ecology, South African Journal of Botany, African Journal of Ecology
  • Membre du Comité de Traduction Français – Anglais, Faculté des Sciences Agronomiques, Université d’Abomey-Calavi

 

ADRESSE

01 B.P. 532 Cotonou, Bénin

Cell: (229) 65 87 80 16

Fax: (229) 21 30 30 84

E-Mail: [email protected]

[email protected]

 

EDUCATION

  • Doctorat Unique, Université d’Abomey-Calavi (Bénin), 2013, Option: Aménagement et Gestion des Ressources Naturelles
  • Diplôme d’Ingénieur Agronome, Université d’Abomey-Calavi (Bénin), 2008, Option: Aménagement et Gestion des Ressources Naturelles
  • Baccalauréat Série C (Mathématiques et Sciences Physiques), CEG Allada, Bénin, 2003

 

COMPETENCES ET INTERETS DE RECHERCHE

Agriculture, Agroforesterie, Agronomie, Ecologie Appliquée, Mesure de la Diversité Biologique, Suivi Ecologique, Biologie de la Conservation, Modélisation Ecologique, Restauration Ecologique, Analyse Statistique des Données Ecologiques, Drone, Psychologie et Conservation, Ecologie des Ecosystèmes, Fonctionnement des Ecosystèmes, Ecologie Forestière, Aménagement des Forêts, Ecologie du Paysage, Aménagement des Parcours et des Aires Protégées, Conservation des Ressources Naturelles, Evaluation des Produits Forestiers Non Ligneux, Phytosociologie, Phytogéographie

 

ENVERGURE GEOGRAPHIQUE DES ACTIVITES DE RECHERCHE

Benin, Niger, Togo

 

EXPERIENCE DE RECHERCHE

  • Micro-projets: Rufford Small Grant for Conservation, IFS Collaborative Research Grant, Bourse d’Excellence de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine
  • Fonds Compétitifs de l’Université d’Abomey-Calavi
  • Financements Nationaux (ONAB, FNRSIT)
  • Projets Bilatéraux: France (IRD-JEAI), Allemagne (LOEWE)

 

AFFILIATIONS SCIENTIFIQUES

  • Association Internationale pour l’Ecologie du Paysage
  • Association pour la Biologie Tropicale et la Conservation
  • Union Internationale pour la Conservation de la Nature
  • Commission Mondiale des Aires Protégées
  • Association Béninoise de Pastoralisme

 

PRIX ET DISTINCTIONS

  • Admission à l’Académie Africaine des Sciences en qualité de Jeune Chercheur Affilié pour la période 2016 – 2020
  • Membre du Groupe d’Experts Evaluateurs – Liste Verte supervisé par la Commission Mondiale des Aires Protégées dans le cadre de l’Initiative Liste Verte UICN des Aires Protégées et des Aires de Conservation

 

PUBLICATIONS

  • Guidigan M. L. G., Azihou F., Idohou R., Okhimanhe A. A., Fandohan A. B.,  Sinsin B. and Adet L., 2018. Modelling the current and future distribution of Kigelia africana under climate change in Benin, West Africa. Modeling Earth Systems and Environment4: 1225 – 1238.
  • Amahowe O. I., Azihou A. F., Natta K. A., Biaou S. S. H., Biaou S., Agoï D-D and Balogoun S., 2018. Constraints of seedling survival and recruitment under adult tree of a multi-use species Afzelia africana Sm and Pers in Sudanian region of Benin (West Africa). Agroforestry Systemshttps://doi.org/10.1007/s10457-018-0218-6.
  • Guidigan M. L. G., Azihou F., Okhimanhe A. A., Sinsin B., Usman B. S. and Adet L., 2018. Examining the effectiveness of a protected areas network in the conservation of Kigelia africanaunder climate change by 2050 in Benin. Open Access Library Journal5: e4326.
  • Assédé E. S. P., Djagoun C. A. M. S., Azihou F. A., Gogan Y. S. C., Kouton M. D., Adomou A. C., Geldenhuys C. J., Chirwa P. W. and Sinsin B., 2018. Efficiency of conservation areas to protect orchid species in Benin, West Africa. South African Journal of Botany116: 230 – 237.
  • Sèwadé C., Lokonon B. E., Azihou A. F., Akouèhou G. S., Mensah G. A., Glèlè Kakaï R. L. and Houinato M. R. B., 2018. Use diversity and farmer’s preference of 48 local multipurpose fodder trees: a comparative analysis of three sociolinguistic groups of Benin. Annales des Sciences Agronomiques22 : 33 – 52.
  • Bucksch A., Atta-Boateng A., Azihou A. F., Battogtokh D., Baumgartner A., Binder B. M., Braybrook S. A., Chang C., Coneva V., DeWitt T. J., Fletcher A. G., Gehan M. A., Diaz -Martinez D. H., Hong L., Iyer-Pascuzzi A. S., Klein L. L., Leiboff S., Li M., Lynch J. P., Maizel A., Maloof J. N., Markelz R. J. C., Martinez C. C., Miller L. A., Mio W., Palubicki W., Poorter H., Pradal C., Price C. A., Puttonen E., Reese J. B., Rellán-Álvarez R., Spalding E. P., Sparks E. E., Topp C. N., Williams J. H. and Chitwood D. H., 2017. Morphological plant modeling: unleashing geometric and topological potential within the plant sciences. Frontiers in Plant Science8: 900. doi: 10.3389/fpls.2017.00900
  • Sèwadé C., Azihou A. F., Fandohan A. B., Glèlè Kakaï R. L., Mensah G. A. and Houinato M. R. B., 2017. Leaf biomass modeling, carrying capacity and species-specific performance in aerial fodder production of three priority browse species Afzelia africanaPterocarpus erinaceus and Daniellia oliveri in Benin. Livestock Research for Rural Development, 29: Article #192.  http://www.lrrd.org/lrrd29/10/sewa29192.html
  • Fandohan A. B., Azihou A. F., Asssogbadjo A. E., Fonton N. H., Sinsin A. B. and van Damme P., 2017. Environment-driven spatial pattern of tamarind trees in riparian forests. Journal of Agriculture and Environment for International Development111: 23 – 37. doi: 10.12895/jaeid.20171.499
  • Andronache I., Fensholt R., Ahammer H., Ciobotaru A-M., Pintilii R-D., Peptenatu D., Drăghici C-C., Diaconu D. C., Radulović M., Pulighe G., Azihou A. F., Toyi M. S. and Sinsin B., 2017. Assessment of textural differentiations in forest resources in Romania using fractal analysis. Forests8: 54. doi:10.3390/f8030054
  • Houndonougbo J. S. H., Salako V. K., Idohou R., Azihou F. A., Assogbadjo A. E. and Glèlè Kakaï R., 2017. Local perceptions of elephant-Borassus aethiopum Mart. (Arecaceae) interactions in the Pendjari National Park in Benin. Bois et Forêts des Tropiques331: 7 – 17.
  • Hounkpèvi A., Azihou A. F., Kouassi E. K., Porembski S. and Glèlè Kakaï R., 2016.Climate-induced morphological variation of black plum (Vitex doniana Sw.) in Benin, West Africa. Genetic Resources and Crop Evolution, 63: 1073 – 1084.
  • Idohou R., Assogbadjo A. E., Azihou F., Glèlè Kakaï R. and Adomou A., 2016. Influence of the landscape context on stand structure and spatial patterns of the doum palm (Hyphaene thebaicaMart.) in the Republic of Benin (West Africa). Agroforestry Systems90: 591 – 605.
  • Sèwadé C., Azihou A. F., Fandohan A. B., Houéhanou T. D. et Houinato M., 2016. Diversité, priorité pastorale et de conservation des ligneux fourragers des terres de parcours en zone soudano-guinéenne du Bénin. BASE20: 113 – 129.
  • Salako V. K., Azihou A. F., Assogbadjo A. E., Houéhanou T. D., Kassa B. D. and Glèlè Kakaï R. L., 2016. Elephant-induced damage drives spatial isolation of the dioecious palm Borassus aethiopum Mart. (Arecaceae) in the Pendjari National Park, Benin. African Journal of Ecology54: 9 – 19.
  • Assédé E. S. P., Azihou F. A., Adomou A. C., Oumorou M. et Sinsin B., 2015. Effet du relief sur la régénération des espèces ligneuses en zone soudanienne du Bénin. Bois et Forêts des Tropiques326: 15 – 24.
  • Donou Hounsode M. T., Glèlè Kakaï R., Azihou A. F.and Ouédraogo A., 2015. Efficiency of inventory plot patterns for the estimation of woody vegetation recruit density in a tropical dense forest in Benin. African Journal of Ecology, 53: 355 – 361.
  • Azihou A. F., Glèlè Kakaï R. and Sinsin B., 2014. Importance of functional traits and regional species pool in predicting long-distance dispersal in savanna ecosystems. Plant Ecology215: 651 – 660.
  • Kassa B. D., Fandohan B., Azihou A. F., Assogbadjo A. E., Oduor A. M. O., Kidjo F., Babatounde S., Liu J. and Glele Kakai R., 2014. Survey of Loxodonta africana (Elephantidae)-caused bark injury on Adansonia digitata (Malvaceae) within Pendjari Biosphere Reserve, Benin. African Journal of Ecology52: 385–394.
  • Azihou A. F., Glèlè Kakaï R. and Sinsin B., 2013. Do isolated gallery-forest trees facilitate recruitment of forest seedlings and saplings in savanna? Acta Oecologica53: 11 – 18.
  • Azihou A. F., Glèlè Kakaï R., Bellefontaine R. and Sinsin B., 2013. Distribution of tree species along a gallery forest–savanna gradient: patterns, overlaps and ecological thresholds. Journal of Tropical Ecology29: 25 – 37.
  • Lokonon B. E., Bonou W. N., Kassa B., Azihou A. F., Assogbadjo A. E. and Glèlè Kakaï R., 2013. Structural and ethnobotanical characterization of Velvet Tamarind (Dialium guineense Willd), a multipurpose tree species. Agronomie Africaine25: 121 – 131.
  • Assogbadjo A. E., Glèlè Kakaï R., Adjallala F. H., Azihou A. F., Vodouhê G. F., Kyndt T. and Codjia J. T. C., 2011. Ethnic differences in use value and use patterns of the threatened multipurpose scrambling shrub (Caesalpinia bonduc L.) in Benin. Journal of Medicinal Plant Research5: 1549 – 1557.
  • Vodouhè R., Dansi A., Avohou T. H., Kpèki B. and Azihou F., 2011. Plant domestication and its contributions to in situ conservation of genetic resources in Benin. International Journal of Biodiversity and Conservation3: 40 – 56.

 

 

Date de la dernière mise à jour: 17 Septembre 2018